Le greenwashing, ou comment nous vendre du vert qui n’en est pas!

Je pensais avoir déjà écrit un article sur le greenwashing et je me pensais presque intouchable par cette pratique. Voilà 2 choses qui ne sont pas vraies.

Définition du Greenwashing

C'est une pratique qui consiste à vendre aux consommateurs des produits soit disant "verts", "naturels", "écolos".
Pour cela certaines marques de produits cosmétiques, ménagers, peu scrupuleuses, n'y vont pas avec le dos de la cuillère.
Généralement le packaging est très orienté nature en mettant des fleurs ou des fruits, souvent la couleur verte est utilisée sur les emballages, avec des termes comme "à base d'extraits naturels, de plantes…" ou "contient du calendula bio", etc.

Comment se faire avoir?

Quand on regarde les listes INCI des cosmétiques ou les compositions des produits ménagers, on tombe des nus!
Voici un exemple concret de cette pratique car malgré ma vigilance, j'ai été trompé!
Vous le savez, en tant que blogueuse, j'ai l'occasion de tester des produits. Mais je ne me jette pas sur les propositions, je prends le temps de faire un tour sur le site de la marque.
Je me renseigne avant d'envisager une quelconque collaboration pour être sûr que cela rentre dans mes valeurs.
J'ai reçu une proposition pour la marque Herôme, concernant leur gamme de produits pour les mains et les ongles ORGANIC (biologique en anglais pour les novices) avec le terme "bio" inscrit sur chaque packaging. Les emballages sobres présentes bien avec du blanc, du vert, des noms de produits naturel, etc. Une chose aurait dû m'alerter la non-présence d'un label bio, mais c'était tellement bien ficelé que je n'y ai pas prêté attention.
Le partenariat a été lancé et j'ai reçu la gamme complète à la maison.
Mais voilà, je suis tombée dans le panneau et je m'en suis rendu compte, par hasard. Au moment de faire les photos pour mon article, quand j'ai regardé les liste INCI.
Je prends une boîte et là 1er ingrédient Paraffinum liquidum, un dérivé de pétrole INTERDIT en cosmétique bio s'il n'est pas biodégradable,.
Je regarde donc les autres produits et là je vois de l'EDTA (perturbateurs endocriniens), de la nitrocellulose, du phenoxyethanol, parmi d'autres sachant que ceux-là sont également INTERDIT en cosmétiques bio.
On m'a "vendu" des produits ORGANIC ou BIO qui n'en sont pas, du pur greenwashing!
Je vous laisse juger par vous-même via ces photos, des emballages blancs et verts, les termes ORGANIC et BIO inscrits de manière lisible, il y a de quoi s'y méprendre!

J'ai réussi à me faire avoir, alors que je suis vigilante sur la composition des produits depuis 2011. Je n'imagine même pas la personne qui débarque fraîchement dans le monde du bio et qui achète ce genre de produits les yeux fermés…
Après il y a les utilisateurs de produits conventionnels et les utilisateurs de produits bios. Je suis dans le second cas, mais je ne jette pas la pierre aux 1ers chacun fait bien comme il veut. Par contre, ce que je n'admets pas, c'est qu'aujourd'hui, il y ait encore des marques qui abusent de la crédulité des gens.
Alors si cet article, permet à d'autres personnes d'être vigilants sur un achat qui ne leur semble pas clair c'est tant mieux!
Vous comprendrez que vous n'aurez pas de présentation de ces produits sur le blog, malgré la valeur de ceux-ci. Bien entendu, la marque a été mise au courant que les packagings sont plus que trompeurs.
N'hésitez pas à réagir à cet article et à le partager sur les réseaux sociaux, histoire que ma mésaventure serve à d'autres!

Dans l’ombre des plus grands, les plus petits disparaissent, il y a urgence pour la planète!

L’association Noé lance une campagne nationale de sensibilisation pour mettre en lumière les menaces qui pèsent sur la biodiversité ordinaire et le rôle essentiel des multiples espèces méconnues qui nous entourent.
En effet, la disparition progressive des espèces animales emblématiques comme le tigre, le grand panda, les baleines, les ours, les rhinocéros, etc.nous touche particulièrement nous public de tous bords, par contre la diminution des populations des espèces dites « ordinaires », ne nous émeut guère.

Pourquoi? Car bien souvent elles sont méconnues et oubliées du fait de leur petite taille et de leur aspect banal. De ce fait, nous nous apercevons à peine qu'elles disparaissent, moi la première j'avoue, je pense principalement aux abeilles, mais après rien d'autre ne me vient à l'esprit. 
Noé plaide pour que l’attention que nous portons à la biodiversité extraordinaire soit aussi grande pour la biodiversité ordinaire.

Comme bien souvent cette biodiversité ordinaire disparaît petit à petit à cause de nos modes de vie et de consommation, surconsommation, pollution, agriculture intensive, etc.
Clairement, la nature ordinaire disparaît ou se dégrade sous nos yeux et nous le voyons à peine. Ce déclin est d'autant plus important qu'aujourd'hui, ces petites choses participent à un écosystème général, comme tout être vivant sur cette terre d'ailleurs, et donc sans eux, l'écosystème s'écroule, mettant en danger notre propre survie.

Je vous laisse découvrir les affiches de la campagne, avec une petite explication après chacune d'entre elles:

Dans l'ombre des ours, les abeilles disparaissent.
L'ours, animal emblématique, du fait de sa force et sa puissance fait partie des espèces extraordinaires, aujourd'hui il n'en reste que 29 dans les Pyrénnées, vivant de leurs ombres, les abeilles.
La mortalité des abeilles a éteint 30% en 15 ans, sachant qu'aujourd'hui 80%  des cultures dépendent des abeilles et des pollinisateurs sauvages.
Le résultat de tout ça est simple, sans abeilles, pas de fruits, pas de légumes…

Qui vit dans l'ombre des rhinocéros? Les vers de terre!
Au bord de l'extinction au début de XXème siècle, aujourd'hui les rhinocéros se portent mieux, mais cet animal reste toujours menacé en raison de soi-disant"pouvoirs" de sa corne.
Dans son ombre, vivent nos amis les vers de terre.
Mais aujourd'hui, l’agriculture intensive a détruit 90 % de l’activité biologique des sols, dont les vers de terre.
C'est pourtant en grande partie grâce à eux que la matière organique est décomposée.
En France, depuis 1950, à cause de l’agriculture intensive et de l’usage des pesticides, le sol est passé de 2 tonnes de vers de terre à l’hectare dans nos sols agricoles à moins de 100 kg… choquant, non?!

Cette baleine est magnifique n'est-ce pas? Eh bien, dans son ombre vis le plancton.
La baleine à bosse a frôlé l'extinction au début du XXème siècle, les effectifs remontent aujourd'hui doucement mais sûrement. Elle est encore malheureusement victime de la chasse dans l'hémisphère sud, par les Japonais malgré la réprobation de la communauté internationale.
Et à côté de la baleine, il y a le plancton qui lui a disparu à hauteur de 40% en 60 ans.
En cause l'acidification des océans , dues aux émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement des eaux de surface des océans et la pollution.
Pourtant, il produit la moitié de l’oxygène de la planète.
Via, le processus de la photosynthèse, il permet également l’absorption d’un tiers du CO2 produit dans l'atmosphère, soit autant que l’ensemble des végétaux terrestres et des plantes aquatiques réunis. Il est donc indispensable pour minimiser le réchauffement de la planète. Il est à la base de la chaîne alimentaire marine dont le dernier maillon est l’Homme. Le plancton a donc un rôle primordial dans notre environnement et notre alimentation.

Pour résumer, quelques soit la taille chaque espèce vivante à son rôle à jouer sur terre donc ne laissons aucune d'entres-elles de côté qu'elle fasse quelques millimètres ou plusieurs mètres de long.
Nous ne pouvons pas rester insensibles devant ces informations et tout le monde aujourd'hui peut agir, consulter la page dédiée aux particuliers sur le site de Noé ici, N'hésitez pas à voyager sur tout le site d'ailleurs.

D’ici 2020, deux tiers d’animaux sont voués à disparaître de la surface de la terre.

Vous êtes d'accord avec moi, 2020 c'est demain!
Et bien demain, 2/3 des animaux de la planète pourraient disparaître de la surface de notre planète terre.
En gros, la population des vertébrés, je vous parle là des poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptile, a chuté de 58% entre 1970 et 2012.
A ce rythme-là, nous allons atteindre 67% en 2020.
Voilà ce qui ressort cette année du Rapport Planète Vivante, analyse scientifique réalisée tous les deux ans par le WWF concernant la santé de notre planète et l'impact de l'activité humaine.
Autant dire que cela est très alarmant.

Pour mesurer cette évolution partout dans le monde, le WWF s’appuie sur l’Indice Planète Vivante, indice reconnu de l’état écologique de la planète.
Bien entendu, nous, je parle là de l'espèce humaine en général, y sommes pour beaucoup, mais il n'y a pas que cela.
Le Rapport Planète Vivante 2016 s’appuie sur un second indicateur, l’Empreinte écologique, qui mesure l’aptitude de plus en plus limitée de la planète à subvenir aux besoins de l’humanité.
Nous en avons entendu parler aux infos et sur les réseaux sociaux, le 8 août 2016, l’humanité avait déjà consommé l’ensemble des ressources que la planète ne peut renouveler en une année. En huit mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre aurait pu produire sur cette même période.
Nous nous mettons donc en danger de par notre manière de consommer par exemple, car le Rapport Planète Vivante 2016 met plus particulièrement l’accent sur l’impact de notre système alimentaire.
Aujourd'hui, à elle seule, l’agriculture occupe environ un tiers de la surface terrestre totale, est la cause de 80% de la déforestation mondiale et pèse pour près de 70 % de la consommation d’eau.

Aujourd'hui, c'est toute la biodiversité qui est concerné, celle-là même dont dépend la bonne santé des forêts, des fleuves et des océans.
Et comme tout effet boule de neige, les écosystèmes, abritant les espèces qui disparaissent, s'effondreront emportant avec eux les services qu’ils nous rendent qu’il s’agisse d’air pur, d’eau ou de nos moyens de subsistance.

Pour parvenir à un développement économiquement soutenable, il est donc indispensable, là maintenant, de revoir notre manière de produire et de consommer, que cela soit dans les domaines de l'alimentaire, du textile, des énergies et j'en passe.
Aujourd'hui, c'est à nous simple citoyen, simple locataire de notre chère planète bleue de changer nos habitudes pour le bien de tous et de la nature.
Voici ma exemple des choses qu'il est possible de mettre en place dès à présent:

D'ici 2020, deux tiers d'animaux sont voués à disparaître de la surface de la terre.

Prêt à relever le défi? Que faites vous déjà à votre niveau pour tenter de remédier à cela?
Dites-moi tout!

Pour en savoir plus, rendez-vous sur wwf.fr/lpr2016